Plantes

Les 650 espèces végétales qui peuplent aujourd'hui le site (dont 16 protégées au niveau européen, national ou régional), témoignent de la réussite du travail de restauration écologique des anciennes gravières mené par la FRAPNA Loire.

 

Se côtoient plantes des milieux alluviaux et des plans d'eau et espèces inféodées aux forêts, zones de remblais, friches et milieux secs.

 

Cette végétation évolue en fonction des crues, incision du lit de la Loire, arrivée d'espèces invasives, fermeture naturelle du milieu, etc. et les scientifiques de l'Ecopôle effectuent un suivi régulier.

 

Nous vous présentons ci-dessous quelques-unes des plantes qui font la richesse de l'Ecopôle du Forez.

 

L'aulne glutineux
(ou verne)
Le saule blanc
Aulne glutineuxSaule blanc
Ses jeunes feuilles collent aux doigts. Il aime les milieux très humides et c'est l'un des premiers arbres à repousser sur les berges et îlots que les gestionnaires de l'Ecopôle fauchent tous les ans.Il contient de l'acide salicylique qui rentre dans la composition de l'aspirine. Avec le peuplier noir, il constitue des "forêts galeries", protégées au niveau européen.

La cardère sauvage
ou cabaret des oiseaux
L'iris faux acore
Cadrdère sauvageCadrdère sauvage
L'eau à la base de ses feuilles sert d'abreuvoir aux insectes et oiseaux. Ses fleurs mauve pâle attirent les papillons jusqu'à l'automne et produisent des graines dont se régalent les chardonnerets en hiver.Au bord de la mare de l'Ecopôle, vous pouvez notamment admirer de près ses fleurs jaune vif, devenues l'emblême des rois de France : "fleur de Louys" a donné "fleur de Lys".

La vipérineLe fusain d'Europe
VipérineFusain
De mai à juillet, les petites langues fourchues qui sortent de ses fleurs bleues sont bien inoffensives.A l'automne, les haies et sous-bois de l'Ecopôle, se parent de fruits rose vif et orange. Son charbon de bois ne tachant pas les doigts, est très apprécié des dessinateurs.

L'onagreLe houblon
Fleur d'onagreHoublon
Ses fleurs odorantes éclosent en moins d'1 mn. Elle accumule les réserves la première année et s'en sert pour la floraison l'année suivante. On utilise son huile en cosmétique.Cette liane de la forêt alluviale, donne des fruits en forme de lanternes vertes. On les utilise pour parfumer la bière.

Le nénuphar blancLe roseau
Nénuphar blancRoselière
Récupéré sur un étang de la plaine du Forez, il a été implanté à l'Ecopôle pour favoriser présence de la guifette moustac qui niche sur le tapis de végétation qu'il forme à la surface de l'eau. Les libellules en profitent aussi pour leur ponte.Les roselières, de plus en plus rares, sont essentielles à de nombreux animaux : les insectes y pondent, les poissons y fraient. Amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères y trouvent refuge, nourriture et matériaux de construction.

L'utriculaireLa Limoselle aquatique
utriculaireLimoselle aquatique
Les scientifiques de l'Ecopôle suivent cette plante rare de près. Dans sa partie immergée, des vésicules capturent des petites proies tandis qu'au-dessus de l'eau, de magnifiques fleurs jaunes s'épanouissent.Redécouverte sur le site en 1997, elle n'avait pas été revue dans le département depuis une centaine d'années. Elle peuple discrètement les vases et sables au bord de l'eau.

La renouée du JaponLa jussie
renouée du JaponJussie
Cette invasive colonise les berges de la Loire et la forêt alluviale. La lutte est difficile : cette espèce est très résistante et vigoureuse et ses rhizomes "conquérants" peuvent atteindre 10 m de long !Elle envahit l'Ecopôle depuis 2003 et fait l'objet d'une veille et d'un arrachage réguliers, impératifs pour tenter d'enrayer la progression et la dispersion de l'espèce.